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Mincir avec des aliments allégés, est-ce possible ?

Pas une gamme de produits qui n’ait son allégé aujourd’hui.

Mais qu’est-ce réellement qu’un allégé ?

Légalement parlant, le terme est précisément réglementé :

  • Il concerne les denrées alimentaires de consommation courante
  • Il ne pas doit pas explicitement revendiquer une action amincissante
  • Il ne doit pas changer substantiellement la nature du produit
  • L’étiquetage doit préciser dans quel pourcentage l’ingrédient concerné à été réduit, par rapport à un produit de référence

Mais tout ça ne dit pas grand chose sur ce qui se trouve au final dans notre assiette.

C’est qu’une denrée alimentaire peut être allégé de plusieurs façons :

    • en supprimant l’alcool de sa composition (boissons notamment)
    • en modifiant sa recette (une viande de meilleure qualité ou sans peau et donc moins grasse dans des lasagne ou un saucisson, du poisson maigre plutôt que gras dans un parmentier, plus d’amidon ou de protéines végétales à la place de la viande dans un plat tout prêt, du lait écrémé plutôt qu’entier dans un fromage blanc ou un yaourt…)
    • en modifiant les graisses, soit par adjonction d’eau (dans le beurre, les margarines, les vinaigrettes), soit en ajoutant de l’air ou un gaz comme l’azote, selon la technique du foisonnement (surtout dans les mousses, les charcuteries, les glaces…).

Autant de méthodes qui peuvent être combinées et ne sont, bien sûr, jamais mentionnées sur les étiquettes.

Les allégés sont-ils moins caloriques ?

Bien sûr, ça paraît évident ! Et en fait… ça ne l’est pas tant que ça. Parce que tout dépend d’abord de la façon dont le produit a été allégé.

Si un édulcorant qui n’apporte aucune calorie remplace le sucre, le soda verra sa valeur énergétique diminuer automatiquement. De même, un fromage blanc à 0% sera évidemment plus léger que son voisin au lait demi écrémé.

Mais les choses se compliquent quant l’allègement est plus subtil… ou plus marketing qu’effectif.

Moins de graisse, plus de sucre ? Ou l’inverse ?

Le chocolat est le meilleur exemple du genre. Allégé en sucre, dit-il ? Certes. Mais pour garantir sa texture et son goût, il a bien fallu ajouter quelque chose… Et que peut être ce « quelque chose » ? Le plus souvent : du gras !

C’est ainsi qu’une tablette « allégée » peut être tout aussi calorique voir plus (si, ça s’est vu !), qu’un chocolat normal… Sans compter que parfois, on se demande bien quel produit a servi de référence pour revendiquer un quelconque allègement.

Un exemple avec ces deux tablettes à 70% de cacao de deux marques différentes : l’une classique, l’autre qui, sans se dire allégée, arbore fièrement une allégation équivalente : « seulement 2% de sucre ».

 

Conclusion : « moins de sucre » ne veut pas dire « moins de glucides », mais seulement moins de saccharose. Et la différence calorique entre les 2 plaquettes repose surtout sur les lipides, ce qui ne laisse pas deviner l’allégation nutritionnelle !

Quant à la teneur en calories et en acides gras saturés au carré, la différence devient minime…

Allégé de combien ?

On a parfois d’autres surprises lorsqu’on étudie les étiquettes à la loupe. Un yaourt à 0 % de matières grasses paraît ainsi bien plus léger qu’un yaourt classique… si on s’arrête au gros chiffre rond sur le dessus du pot !

Mais en allant plus loin, on se rend compte que si le 0 % apporte effectivement 0 g de lipides, le classique (au lait demi écrémé) en contient… 1 g ! Sur une journée, la différence est moins grande sur la balance que pour la carte bleue !

Et si l’on en reste au niveau de l’étiquette du prix, est-il vraiment justifié de payer une vinaigrette allégée aussi chère (sinon plus) que se soeur qui ne l’est pas, quand elle ne peut afficher un taux de matière grasses plus faible qu’en étant composée de davantage… d’eau ? L’eau est précieuse sur cette terre, mais quand même !

Les allégés font-il maigrir ?

Parce que finalement, c’est bien ça, et pas autre chose, qu’on leur demande. Ou du moins d’aider le consommateur à ne pas grossir davantage. Ont-ils au moins cette efficacité-là ? Allez, la réponse, vous la connaissez déjà…

L’effet pervers des allégés

C’est allégé, alors, c’est permis ! Cela paraît logique, mais c’est un raisonnement dangereux. D’abord parce que, on l’a vu, « allégé » ne signifie pas toujours « moins de calories » ni « meilleur profil nutritionnel ».

Ça n’est donc pas forcément meilleur pour la ligne, ni pour la santé. D’autre part, si on a moins mauvaise conscience en tombant dans un paquet de chips allégées, une chips reste une chips. Même avec « 30 % de matières grasses en moins », elle en apporte encore une bonne ration !

Le plus pernicieux, c’est que, comme elles sont « légères », on se sent non seulement le droit d’en manger, mais aussi, de s’en permettre… un peu plus.

Et on compense ainsi très rapidement leur léger allègement par quelques grignotages supplémentaires, qui au total, peuvent s’avérer plus caloriques qu’une portion raisonnable de chips normales !

Et puis, il faut aussi compter avec l’effet tentateur des allégés. Parce que si on « fait attention », ils incitent à être moins regardants, et encore une fois,  on se permet des aliments qu’on ne s’autoriserait pas s’ils étaient à 100 %.

Et on se laisse aller à accompagner ses asperges vapeur d’une mayonnaise, parce qu’elle est allégée, ou à commencer son déjeuner par une charcuterie… légère. Résultat ? :

On augmente sa ration calorique, tout en se donnant l’impression qu’on allège ! Mais la balance, elle, ne s’y trompe pas.

Enfin, il ne faut pas oublier que l’allègement se juge parfois au poids. Et qu’un plat préparé vous semblera moins calorique si sa valeur énergétique à la portion est moins élevé que son voisin traditionnel. Alors que c’est simplement la ration que est plus petite !

La vérité sort de l’étiquetage nutritionnel

Pour mincir, évidemment, rien ne vaut une alimentation diversifiée mais contrôlée, évitant les aliments les plus caloriques pour favoriser ceux qui apportent des doses équilibrées de tous les nutriments indispensables.

Avec des lipides, oui, mais en limitant les saturés et en s’interdisant les trans.

Avec des glucides, aussi, mais en choisissant les plus lents d’entre eux. Et pourquoi pas, avec quelques aliments allégés. A condition de ne choisir que les meilleurs.

Et comment les reconnaître ? Grâce aux étiquettes. En lisant de près les informations nutritionnelles pour comparer ce qui est comparable, c’est à dire les apports caloriques, lipidiques et glucidiques de chaque aliment, calculés sur la même base (les données aux 100 g ou 100 ml).

Et en gardant toujours un oeil critique sur la pertinence des allégations. Vous avez en main tout ce qu’il faut pour cela et en combinant avec une pilule pour maigrir comme PhenQ vous pouvez perdre facilement vos kilos en trop.

 

Yellow Sabrina

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